L’indomptable « Daech » : Vers la mort du déni. Plaidoyer pour la vie.

Par Yannis Boustani

Oublié des JT ces dernières semaines, l’État Islamique est aujourd’hui de retour sur toutes les bouches. Les récentes victoires militaires de l’autoproclamé Califat islamique remettent sur le devant de la scène la décomposition dans le sang des états irakien et syrien. Depuis plus d’une semaine, le paysage médiatique pleure le sort de l’antique Palmyre et martèle l’avancée des terroristes. En à peine une semaine, le califat fête son premier anniversaire avec fierté par la conquête de Ramadi – à moins de 100 km de Bagdad -, chef-lieu de la province d’Al-Anbar et de la symbolique Palmyre au confluent de la région stratégique de Deir ez-Zor et ouvrant le chemin Homs-Damas. En dépit de l’appui aérien de la coalition internationale depuis le 8 Août dernier, les résultats s’avèrent mitigés : les revers infligés sont faibles et non durables. Plus que jamais la stratégie réfléchie et offensive de l’EI paie, ce qui lui permet de placer ses pions, d’attirer des soldats et de s’accorder dans la durée les prérogatives d’un État quelconque. Fort du chaos régional l’Émirat “takfirsite” se propage ;  l’importante victoire militaire de l’état islamique à Syrte  en Libye, ville natale du défunt Kadhafi, s’insère dans ce projet d’expansion régionale. Au-delà de la réaction sentimentale propagée par les médias – d’ailleurs voulue par Daech -, une compréhension du dynamisme de l’organisation terroriste est essentielle pour saisir l’ampleur du virage historique. Un obscur tableau du futur de la région se profile ; la diplomatie régionale et internationale n’annonce malheureusement guère d’horizons paisibles. À Paris, le 2 juin prochain une réunion des représentants de la coalition belligérante discutera de l’avenir d’une alliance bloquée par les luttes d’influences et l’imprécision d’un projet politique. Cette prochaine réunion pourrait bien marquer une étape supplémentaire dans la nouvelle donne historique et la redistribution complexe des cartes à laquelle nous assistons. Retour sur les enjeux des dernières conquêtes militaires et esquisses de pensée critique globale. En sortant de la spirale de la géopolitique de l’émotion, L’État islamique se révèle être un défi civilisationnel et une chance pour qui oserait le penser.

Une semaine explosive : l’expansion continue / Palmyre la symbolique et Ramadi la pièce maîtresse

Le 17 mai dernier Ramadi, ville située à 100 km de Bagdad, tombe aux mains de l’EI. Beaucoup moins médiatisée que Palmyre, la prise de Ramadi est pourtant bien plus importante. Capitale de la plus grande province irakienne, centre de commandement puissant et regroupant plus d’un demi-million d’habitant, Ramadi est une pièce maîtresse pour conquérir la capitale officielle de l’état irakien, Bagdad. Ramadi conquise est un message de taille pour le gouvernement irakien chiite dans la mesure où elle signe son incapacité à rallier les sunnites et le manque de combattivité de son armée. Dans les rues de  Mossoul grande conquête de l’état islamique en juin 2014 où Abou Bakr al-Baghdadi se proclama Calife Ibrahim, la population fait exploser sa joie, Bagdad est enfin à portée de main. La défense de cette ville stratégique sera de la plus grande importance pour la suite des combats, en administrant bien et en résistant à la riposte des tribus chiites (1) il ne fait aucun doute que l’EI s’imposera définitivement en Irak comme protecteur du peuple sunnite scellant ainsi la mort de l’état nation encore sous perfusion d’un fédéralisme de façade. Malgré cette victoire historique, La tombée de l’antique Palmyre quelques jours plus tard, inscrite au Patrimoine mondiale de L’UNESCO suscite un émoi généralisé. Ancienne cité-état caravanière, point de passage entre l’Empire Romain et l’Orient sa conquête tient plus du symbolique que du tournant majeur que nous vendent les médias. À 210Km au nord-ouest de Damas, la perle du désert est directement reliée à Homs, la troisième ville syrienne. L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) partage une donnée géographique éloquente : l’État islamique s’étend à présent sur 50% du territoire syrien! Chiffre à nuancer puisque la région ouest est essentiellement désertique à l’inverse de la moitié est qui concentre les pôles économiques et décisionnels. L’EI libère dans la foulée la prison de la cité antique ; un geste particulièrement puissant puisque c’est dans cette même prison que les prisonniers politiques du régime était emprisonnés et torturés – l’assassinat sommaire d’un millier de prisonniers en pleine nuit en 1980 après une tentative d’assassinat ratée de Hafez Al Assad est encore dans toute les têtes. “Libérer” Palmyre c’est se venger du pouvoir central et contrôler les zones gazières d’Al Hél, deuxième gisement le plus important, et de Chaer qui jouxtent la ville tout en contrôlant son aéroport. L’axe Ramadi-Palmyre entérine dans les faits la destruction  de la frontière syro-irakienne. La récente conquête du post-frontière d’Al-Tanaf et de son pendant irakien d’Al Walid est un coup porté au reste de souveraineté de Bachar Al Assad. Des dix-neuf points de passage existant entre la Syrie et ses quatre voisins, Damas n’en contrôle plus que cinq, tous le long de la frontière libanaise.

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Source : France Culture. (2)

Bachar et Amadi des seigneurs de guerre parmi tant d’autres : Le piège sanglant de la confessionnalisation

Les déclarations d’intention ne suffisent plus à masquer la réalité du terrain : l’État

islamique est en train de prendre le pas sur ce qu’il reste des états irakien et syrien. La prise de Palmyre a permis à Bachar Al Assad de répéter sa partition : “Regardez c’est moi ou le chaos” dans le sens “Je suis l’unique souverain qui pourra restaurer la paix”. Il y a un an, cela aurait probablement été vrai. Aujourd’hui, force est de constater qu’il n’existe plus d’interlocuteurs crédible en Syrie. Le lion de Damas ne résiste que par l’appui militaire des 8000 hommes du Hezbollah libanais et par la fidélité du très restreint clan alouïte. À ce propos, les déclarations de Abou Mohammad al Joulani, commandant de Jabhat al Nosra – branche syrienne d’Al Qaïda – sur Al Jazeera(3) pourraient bien faire réfléchir les derniers soutiens internes du régime sur leur adhésion : “ tous les habitants des villages alaouites, qui désapprouvent le régime syrien et ses actes, qui déposent les armes, qui arrêtent de  combattre derrière le régime et retournent à l’Islam, sont nos frères et le Front les défendra.(…) Nous ne sommes pas dans une guerre de vengeance mais dans une guerre d’autodéfense. Nous ne combattons que ceux qui nous combattent” (à savoir l’armée de Bachar).  L’autorité étatique syrienne s’amenuise de jour en jour à mesure que le chaos appelle les derniers soutiens à mettre fin au chaos et ce peu importe le prix. Du côté irakien la guerre civile est consommée, l’unité est enterrée. Majoritairement peuplé de chiites l’Irak a institutionnalisé pendant près de 80 ans la répression par la minorité sunnite sur cette majorité. La deuxième guerre confessionnelle de l’Irak entre 2005 et 2008 a déjà fait des dizaines de milliers de mort. Le renversement de Saddam Hussein a laissé place de facto à un gouvernement kurdo-chiite privilégiant ses intérêts de classe et peu enclin à protéger une nation symbolisant l’oppression. L’État fédéral n’est plus qu’une structure corporatiste comme une autre à laquelle les tribus attachent peu d’importance. Que ce soit avec l’aide financière, stratégique et militaire des américains l’armée irakienne reste peu motivée, impopulaire et minée par la corruption. Les seules forces armées à même de combattre l’expansion de l’EI restent les tribus chiites, notamment Badr directement affiliée à l’Iran. Pourtant la coalition internationale hésite à les soutenir préférant soutenir l’illégitime gouvernement de Bagdad dont le nouveau ministre de l’intérieure n’est autre que Muhammad al Ghabban, le leader de la milice Badr… Ce qui constitue une raison supplémentaire pour les populations sunnites conservatrices de rallier par défaut l’EI.

L’irrealpolitik face à l’impasse des valeurs et des intérêts multiples

Le conflit chiite-sunnite symbolisé par la rivalité croissante entre l’Iran et l’Arabie Saoudite envenime la formation d’un projet politique de paix stable et surtout durable. L’hyper-médiatisation des faits a tendance à faire oublier pourquoi l’« ennemi Daech » n’a pas été purement et simplement exterminé par les 22 armées ! La menace d’implosion régionale est latente et nécessite une pensée globale. À la disparition de l’Irak et de la Syrie s’ajoute un Liban en pleine crise politique  et qui est classé (injustement?) dans le giron chiite en raison de l’activité du Hezbollah. Le “croissant chiite” expression inventée par les pays du golfe pour désigner une zone d’influence chiite qui s’étendrait le long de l’axe Beyrouth-Damas-Téhéran (en passant par Bagdad?) fait frissonner l’Arabie Saoudite, minée par la baisse du coût du pétrole et par le potentiel de son voisin-ennemi l’Iran qui est en passe de devenir le nouvel acteur fort de la région. De son côté le drame humanitaire yéménite s’éternise. Dans la même optique, l’Iran défend ses intérêts en aidant le Hezbollah, le régime syrien et les milices chiites irakiennes. L’Arabie saoudite, quant à elle, n’est-elle pas le principal pays exportateur de l’idéologie wahhabite dans le monde, premier pas vers le jihadisme? Ce combat contre le chiisme est également porté par la Turquie d’Erdogan, accusée de mener un double jeu : faire partie de la coalition internationale et appuyer certains groupuscules pour faire tomber le régime de Damas. En ce moment même se déroule des pourparlers entre les États-Unis et la Turquie pour savoir si Erdogan pourrait accueillir et entraîner des soldats en vue de les envoyer en Syrie(4). Comprenons dès lors que le manichéisme médiatique est impropre à concevoir et clarifier le renversement en cours accéléré par la date butoir sur le nucléaire iranien.

Du côté occidental la guerre contre Daech est symbolisée comme une croisade pour une civilisation tolérante, des droits de l’homme et des minorités. Curieusement le cas syrien est un des seuls exemples où l’adage « les ennemis de mes ennemis sont mes amis » ne s’applique pas. Pis encore, la France refuse de bombarder les bases de l’EI en Syrie de peur de favoriser le régime de Damas ; la prise de Palmyre est en partie le résultat d’un refus de pactiser « avec le diable ». Message contradictoire car la diplomatie n’a à l’accoutumée que peu à voir avec la morale comme en attestent les récentes ventes de rafales à l’Egypte et au Qatar. Comment dénoncer répétitivement la progressions et la barbarie de l’Émirat terroriste alors que les forces sensées la combattre ne s’y attelle que très partiellement?  La complexité ne peut être médiatique : en fait, l’irreal politik souffre de sa mouvance et du rapport de force en flottements incessants sur fond incompris de lutte pour l’hégémonie régionale. Les fronts multiples, l’implication des tribus sunnites-chiites locales aux alliances instables tant temporellement que géographiquement, les milices chiites directement soutenues par l’Iran, Le soutien immuable du mouvement chiite libanais d’Hassan Nasrallah envers la dynastie alaouite sans oublier les dissensions au sein même des groupes terroristes… On ne compte plus les grilles d’analyse.

Entre hypermédiatisation et fébrilité militaire

« La folie, c’est de se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent » disait Albert Einstein. Carter, ministre de la défense des USA,  devrait en plus de critiquer la nonchalance de l’armée irakienne (5) également souligner le manque de motivation de la coalition internationale dans l’éradication du « fléau jihadiste ».  Entre la peur d’assumer une transition régionale ou d’aggraver une situation rendue explosive par l’interventionnisme les tueries ne sont pas prêtes de disparaître.  Apparemment aucune attaque au sol n’est prévue, ce qui est une bonne chose : l’EI en aurait profité pour se poser en protecteur de la communauté sunnite mondiale face à l’oppression occidentale. La Réunion du 2 juin vise à préserver l’unité irakienne et syrienne : Laurent Fabius a-t’il seulement conscience de la faible volonté des habitants de Falloujah, Tikrit, Mossoul et autres bourgades sunnites de se soumettre à un État chiite au service de l’Iran? Cette idée s’insère dans la stratégie Leading from behind autrement appelée « hands off » adoptée par l’administration Obama qui est en inadéquation face un Orient complexe traversé par de multiples fractures. De ce fait, douter de la véritable volonté de la coalition de prendre le “taureau par les cornes” et de se battre au nom de la liberté n’est pas nécessairement le monopole des complotistes. En fait, la recomposition régionale à l’œuvre, favorisée par l’immobilisme de la coalition, ressemble étrangement au projet Wright publié en 2012 dans le New York Times (6). Certaines allégations pourraient être taxées de paranoïaques si l’association Judicial Watch -au beau slogan “beacuse no one is above the law”- n’avait pas réussi à obtenir de la justice américaine la déclassification d’un rapport d’information secret du  Defense Intelligence Agency datant de 2012 (7) où il est clairement fait référence d’un projet de “sunnistan”, état islamique cœur du jihadisme mondial :

« Si la situation se dénoue il y a une possibilité d’établir un officiel ou non officiel “Salafist principality” dans l’est de la Syrie (Hasaka and Der Zor), et c’est exactement ce que les puissances supportrices des forces d’oppositions veulent, dans le but d’isoler le régime syrien qui est considéré comme le point névralgique de l’expansion chiite ( Irak et Iran) » (cf 8.C.). Dans les conclusions sur la situation irakienne on croirait consulter un voyant.

Volontairement ou involontairement, l’intersectionnalité des enjeux est oubliée au profit d’alliances bafouillantes au gré des circonstances et des rapports de force. Les États-Unis, figure de proue de la coalition, font face à un défi historique : comment concilier volonté de réintégration de l’Iran dans le concert des nations avec l’impératif intemporel de la sécurité d’un état juif gouverné par une coalition d’extrême droite affirmant que la République islamique perse libérée des sanctions s’avérerait plus dangereuse que l’EI? Comment tempérer l’allié historique wahhabite saoudien face à la montée en puissance du frère ennemi chiite le tout sur fond de schizophrénie des valeurs occidentales ? Une action globale, critique, forte d’une connaissance religieuse est historique s’impose comme la seule issue possible pour mettre fin au chaos déstabilisateur incarné par l’EI et du Front al Nosra. Cela passe évidemment par la guerre ou la concession réciproque, symbole d’humilité entre les USA, l’Arabie Saoudite, l’Iran mais aussi la Russie. Soutien historique de « l’arc Chiite » la récente rencontre entre Medvedev et el Abadi témoigne d’une rivalité avec l’autre superpuissance, rivalité cristallisant les tensions déjà vivifiées par l’épineux dossier Ukrainien.

S’il ne s’étend pas continuellement, l’État islamique est en échec. Son expansion est à la fois la garantie de son pouvoir de séduction envers les combattants immigrés et un message de détermination envers la Oumma et la communauté internationale. L’armée irakienne chiite impopulaire et amoindrie ; la souveraineté du lion Bachar ne reposant plus que sur le maigre clan alaouite et le soutien inconditionnel du Hezbollah ; l’État islamique se voit offrir un formidable boulevard d’autant que la coalition internationale reste divisée quant au moyens et floue sur ses objectifs. Tandis que le sentimentalisme envahit les ondes des pays occidentaux comme en attestent l’immense médiatisation des prises de Palmyre et de Ramadi, le Frankestien Daech continue sa quête dans une région fracturée, embrasée, en pleine restructuration.  Daech jouit de l’immobilisme et de sa détermination : l’opinion publique tend à simplifier la situation en dénonçant à juste titre des actes de barbarisme – sciemment théâtralisés par les terroristes (8) – favorisant ainsi l’amalgame avec l’islam du quotidien alors que dans le même temps les alliés butent sur le choix d’une solution politique durable. Plus qu’un défi politique, éteindre le feu de l’État islamique reviendrait à raviver les braises spirituelles d’une Europe et d’un bilâad ash-Sham en pleine crise identitaire dans une mondialisation déstabilisatrice.

En attendant le sort des pierres et des ruines monopolisent bien plus l’attention que le sort de centaine milliers de personnes qui vivent un calvaire en Irak depuis 2003 et en Syrie depuis 2011. Si un mensonge répété dix milles fois devient une vérité, il ne faut pas oublier que c’est au nom de ces mêmes principes universalistes que chaque jour des familles sont décimées, des réfugiés s’entassent dans des camps insalubres et qu’un État a réussi à s’imposer après 5 ans de chaos…  Les concepts ne peuvent être creux au même titre que l’opinion publique ne peut se contenter d’informations sélectives.

Saurons-nous ôter le voile de l’ignorance ? Le déni des stratège-dirigeants enterré, la conquête d’une opinion en proie aux amalgames est d’une toute autre envergure.

Faire honneur aux ancêtres mutuels c’est continuer à conjuguer au présent leurs valeurs plutôt que de s’émouvoir face aux ruines d’empires éteints. La vie, Al Hayat. Voilà un pont entre un occident pléonexe, transmué en « cité perverse » par l’individualisme et amputé du tabou antique de l’hybris (démesure) et un Moyen-Orient confondant anti-impérialisme avec tabula rasa, jetant ainsi dans les braises du martyr ses enfants, sa pensée critique, ses savants, sa complexité, sa spiritualité, sa richesse… Déni de l’hybris, Déni du Wassatiya-juste milieu. Déni de la supériorité du fond sur la forme, Déni de la supériorité de la vie sur la mort. Le malheur des uns, aujourd’hui du côté des terres lointaines, ne prospère que par l’incapacité à concevoir l’Autre, car l’Autre c’est aussi malheureusement devenus nous-mêmes.

Finalement nous ne sommes pas si différents que cela, l’indifférence nous le fait oublier.

Pour approfondir
A) Vous pouvez lire utilement l’excellent ouvrage de l’historien Pierre-Jean Luizard : Le Piège Daech, L’État islamique ou le retour de l’Histoire, La Découverte, 186 pages, 2015
B) Un bon travail de synthèse qui expose les 4 raisons de la prospérité de l’État Islamique :http://arretsurinfo.ch/pourquoi-letat-islamique-est-il-en-train-de-gagner/#.VWW24sj-dxk.facebook
C) Une analyse éclairante du consultant indépendant Roland Lombardi, associé au groupe d’analyse de JFC Conseils :http://www.jfcconseilmed.fr/files/14-11-19—Lombardi—Etat-islamique-chance-pour-MO.pdf
Notes
1) Les forces irakiennes tentent de reprendre Ramadi lors de l’opération “Labeïk al Irak” qui été orginnlement appelé “Labeïk ya Hussein” qui avait été jugé trop clivant  par Washinghton :http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/05/27/les-forces-irakiennes-aux-portes-de-ramadi_4641460_3218.html
2)http://www.franceculture.fr/2015-05-21-syrie-pourquoi-la-ville-de-palmyre-est-si-importante
3)18893-al-nusra-front-alawites-are-our-brothers-if-they-lay-down-their-arms
4)https://www.middleeastmonitor.com/news/europe/18841-turkey-and-america-agree-on-air-support-for-syrian-rebels
5)http://www.washingtonpost.com/blogs/post-politics/wp/2015/05/24/defense-secretary-carter-iraqs-forces-showed-no-will-to-fight-islamic-state/
6)http://www.nytimes.com/interactive/2013/09/29/sunday-review/how-5-countries-could-become-14.html?ref=sunday
7)http://www.judicialwatch.org/wp-content/uploads/2015/05/Pg.-291-Pgs.-287-293-JW-v-DOD-and-State-14-812-DOD-Release-2015-04-10-final-version11.pdf
8) Il est ici fait référence aux vidéos de massacres, aux égorgements diffusés, au sort des minorités sexuelles et religieuses (ici, les relations sont plus complexes car les “peuples du livre” peuvent être en paix à partir du moment où ils s’acquittent d’un impôt spécifique) Qui font partis d’une stratégie délibérée de l’EI pour faire réagir l’opinion publique occidentale, sensible à ces causes, et ainsi garantir une visibilité. La dernière en date : Palmyre: Daech exécute 20 hommes dans le théâtre romain de la …

 

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