L’Arabie préislamique : religions et culture arabe durant la Jahiliyya

Par Yanis A.

« Est-ce donc le jugement du temps de l’Ignorance qu’ils cherchent ? Qu’y a-t-il de meilleur qu’Allah, en matière de jugement pour des gens qui ont une foi ferme ? » Sourate V verset 50

On appelle par « temps de l’ignorance », en arabe al-Jahiliyya, l’Arabie antéislamique, l’Arabie du paganisme du Yémen à l’Irak, une période considérée par l’Islam comme le point culminant d’une société décadente, de turpitude, dominée par ses passions et ses vices. Il est cependant important de préciser que la grande majorité des sources que nous avons actuellement de cette époque proviennent des textes islamiques ou des récits écrits par des historiens arabes au sein des premiers califats.

La Jahiliyya, c’est aussi l’époque de la poésie arabe qui visait à décrire l’environnement, à faire l’éloge des morts ou des déités, de l’amour et du vin, mais aussi de la politique avec des critiques émises à l’encontre des tribus ennemies que ce soit en temps de guerre, ou bien en temps de paix. Par conséquent, il paraît nécessaire de tenter de comprendre le fonctionnement de la société arabe préislamique afin d’expliquer ou relativiser ces jugements et critiques faites à l’égard de la Jahiliyya.

La société arabe préislamique

Dans la société arabe préislamique, on peut distinguer Ahl al-Wabar ( les nomades) et Ahl al-madar ( les sédentaires)

La société arabe du VIIème siècle est une société tribale, patriarcale au sein de laquelle l’ascendance, la lignée du sang est primordiale. Ainsi, de nombreuses tribus sont alliées ou encore ennemies depuis plusieurs générations et guerroient pour peu, ce fut en l’occurrence le cas durant la guerre d’al-Basous (494-534) : deux tribus chrétiennes les Banu Tamim et les Banu Taghlib se firent la guerre avec pour casus belli une chamelle. La vendetta est une pratique reconnue morale à partir du moment où l’honneur est atteint. Les razzias sont aussi fréquentes et sont attribués à certaines tribus très pauvres qui n’ont d’autre choix que de piller. Si la guerre eut une place importante dans la culture arabe, c’est à la lumière des principes et de valeurs puisque la bravoure, l’honneur, la gloire et la fierté du sang étaient considérés comme les principales sources de respect et de reconnaissance sociale.

 Cette lignée du sang pose de nombreux débats, car cela nous amène à préciser qui furent réellement les Arabes avant l’Hégire. En effet, tous les Arabes ne descendraient pas d’Ismael ­­—bien que ce ne fut l’avis d’al-Bukhari— et par conséquent les descendants d’Ismael ne sont pas des arabes de « sang pur ». La descendance d’Ismael (Adnanites) découle de son union avec les Banu Jurhum qui provenaient du sud de l’Arabie et appartiennent donc à la réelle lignée arabe (Qahtanides).

Concernant les religions de l’ère de la Jahiliyya, on qualifie communément le paganisme arabe d’hénothéisme étant donné qu’Allah reste le dieu suprême des déités—représentés à l’intérieur de la Kaaba— de chaque tribu. En plus d’être un lieu de pèlerinage pour les tribus arabes, La Mecque devient progressivement un carrefour commercial dont jouit l’aristocratie mecquoise.

Religion en Arabie

Les différentes religions en Arabie au VIIème siècle

De nombreuses tribus juives furent aussi présentes en Arabie, tels que les Banu Qurayza ou les Banu Qaynuqa, et d’autres qui furent chrétiennes tels que les Ghassanides ou encore les Lakhmides qui étaient à la tête de royaumes dans le nord jusque l’arrivée des troupes de Khalid ibn al-Walid. D’autres courants issues du judaïsme et du christianisme était aussi présent en Arabie, ainsi que le zoroastrisme importé de Perse.

Bien qu’il soit difficile d’établir une hiérarchie sociale exacte, on peut tout de même affirmer qu’une tribu comporte plusieurs clans et plusieurs clans comportent différentes familles qui se différencient par leurs « classes sociales », car effectivement au sein d’une même tribu on considère que certains clans font partie de l’aristocratie alors que d’autres sont considérés de classe inférieure.

Par ailleurs, les clans issus de la même tribu sont amenés à s’allier en temps de guerre, et ce peu importe la classe sociale. L’aristocratie arabe, à travers son pouvoir religieux et militaire, contrôle la quasi-totalité du champs politique, son fonctionnement et son organisation dans la cité.  Il existait en l’occurrence une classe sociale nettement inférieure aux autres, celle des esclaves (majoritairement « noirs », mais aussi « blancs »), qui bien qu’ayant plus de devoirs que de droits, ne pouvaient s’affranchir seulement selon le bon vouloir de son maitre.

Bien que les dirigeants politiques et militaires musulmans furent issues des plus grandes familles, toute cette organisation sociale et ces coutumes ont été progressivement abrogées dans toute l’Arabie à la suite de l’expansion de l’Islam.

Ismaël, le Hanifisme et le début du paganisme

Le Hanifisme est une forme de monothéisme pratiqué par certaines tribus arabes avant l’avènement de l’Islam. Le Coran en parle brièvement en affirmant qu’« Ibrahim ne fut ni juif ni chrétien, mais fut Hanif soumis à Allah. Et il n’était point du nombre des Associateurs [1]». La lignée du prophète Mohamed, le clan des Banu Hashim était pour beaucoup adeptes de cette doctrine qui fut depuis toujours en opposition avec le paganisme arabe. Les Hanifs n’étaient donc ni juifs, ni chrétiens, mais étaient en quête du Dieu d’Abraham et de la tradition prophétique perdue. Le Hanifisme s’est donc affirmé en rejetant les pratiques païennes telle que l’intercession par des idoles qui consiste à prier par le biais d’un intermédiaire entre l’Homme et Dieu.

 » Qui est meilleur en religion que celui qui soumet à Allah son être, tout en se conformant à la Loi révélée et suivant la religion d’Abraham, ce monothéiste exemplaire ( Hanif)? Et Allah avait pris Abraham pour ami privilégié.  » Sourate IV, verset 125

Une fois de plus pour pouvoir comprendre le paganisme arabe et certains faits qui peuvent paraître incohérents, il faut remonter un peu plus tôt dans le temps et ce sont principalement les thèses religieuses qui ont expliqué les raisons de l’expansion du paganisme en Arabie. En ce qui concerne l’étymologie du terme, le mot Hanif se définit généralement dans les textes par « monothéiste » exemplaire ou encore « vrai croyant », mais sa signification littérale est celui qui s’écarte, qui se détourne vers autre chose.

Tout d’abord, on estime que ce fut Ismaël et ses descendants qui régnèrent les premiers sur la Mecque, ce fut ensuite les Jurhumites (les Banu Jurhum dont faisait partie la femme d’Ismaël) qui seront eux-mêmes renversés par les Khuzaites (Banu Khuzaa) qui dirigèrent la Mecque pendant une longue période entre 300 et 500 ans. Ce fut finalement Qusayy Ibn Kilab, descendant d’Ismaël et ascendant du prophète Mohamed qui s’imposa et prit le pouvoir entre le IVème et Vème siècle après Jésus-Christ.

Les différentes tribus en Arabie en 600

Les différentes tribus en Arabie en 600

Dialogue qui, selon Ibn Hisham[2], eut lieu lorsque Amr ramena Hubal au Quraysh, à La Mecque :

–               « Mais que fais-tu Ô Amr ?

–                C’est une idole que j’ai rapporté du Sham. Nous l’adorons. Nous implorons leur secours, et ils nous secourent. Nous leurs demandons la pluie, et ils nous la donnent

–               Quoi ? une idole qui vous secourt et vous donne la pluie ?

–               Parfaitement »

 

Les sources historiques s’accordent sur le fait que l’Arabie n’ait pas été — originairement—entièrement païenne et que le paganisme fut le fruit d’une importation étrangère venue du nord de la région. Ce fut durant l’ère des Khuzaites que le paganisme se serait installé en Arabie sous l’influence d’une personnalité citée à de nombreuses reprises dans les récits historiques : Amr Ibn Amir ibn Luhayy. Selon Ibn Hajar, il propagea l’idolâtrie dans toute la péninsule en apportant des déités venues du nord (Mésopotamie) au Khuzaites mais aucune source ne prouve clairement qu’il ait été présent durant la prise de la Mecque contrairement aux études avancées par Ibn al Kalbi.

Les origines du panthéon et les pratiques religieuses

Mouhammad al-Bukhari[3] — très célèbre érudit musulman sunnite— dénombre pas moins de 360 divinités représentés par des statuettes et inscrites dans le Kitab al-Asnam ( Le Livre des idôles), livre écrit par le grand historien arabe Hicham Ibn al-Kalbi (737-819), qui compila les traditions orales bédouines . Le Coran cite en l’occurrence huit d’entre elles :

  • Coran (71.23) :
    • Wadd[4]: Représentation arabe d’Adad (divinité akkadienne de l’Orage et de la fertilité) ;
    • Suwa’a : Divinité des Banh Hudhayl, protectrice des animaux égarés ;
    • Yaghout : Divinité des Madh’hij, représenté par un lion, considéré protecteur de la tribu ;
    • Ya’uq : Dieu de la redistribution de l’eau de la pluie
    • Nasr : Dieu des Himyarite (Royaume antique du Yemen) datant de l’époque du prophète Noé.
  • Coran (53.19-20) : Manat, al-Lat, al-Uzza

Hubal — qui n’est pas cité dans le Coran­— est le dieu lunaire suprême, la divinité tutélaire, il est apparenté à Allah étant donné qu’il en est sa représentation sur terre. On peut apparenter Hubal à Sîn, divinité mésopotamienne et personnification de la Lune (Babylone, Assyrie, Sumero-akkadiens (Nanna et non Sîn)). Ce dieu-lune est devenu suprême sous Nabonide, dernier roi du royaume néo-babylonien.

Il est d’ailleurs intéressant de savoir que le père du prophète Mohamed s’appelait Abd Allah alors qu’il mourut bien avant que son fils n’ait la révélation.

Al-Lat, Manat, et al-Uzza étaient considérés comme les filles d’Allah et donc comme les divinités les plus vénérées par les arabes :

  • Al-Lat était la déesse de la fertilité. Elle était adorée par les nabatéens et souvent identifiée à Athéna ou Minerve ;
  • al-Uzza, considéré mère des Quraych, était la déesse de l’honneur, de la justice, de la guerre et des passions et était généralement associée aux étoiles (l’astrologie avait également sa place dans le paganisme arabe) et identifiée à Vénus et Aphrodite. Le prénom Abd al-Uzza — comme Abd ash-Shams —était très répandu chez les Arabes avant d’être strictement interdit sous l’ère islamique ;
  • Manat— issue elle aussi du panthéon nabatéen— était la déesse du temps, de la mort, et du destin. Elle était à l’origine la déesse des Banu Khazraj et Banu Aws (tribus du Yemen).
Al-Uzza, al-Lat, Manat

Al-Uzza, al-Lat, Manat

Ces divinités découlaient principalement des cultures religieuses mésopotamiennes, et particulièrement de la culture nabatéenne, culture d’un peuple de commerçants qui vivait au sud de l’actuelle Jordanie, et au nord de l’Arabie.

Les pierres et les arbres ont été aussi sujets au culte chez les Arabes. Après les sacrifices, du sang animal était réparti sur ces pierres considérées cultuelles. Ces pratiques sont souvent rapprochées aux cultes lithiques des bétyles, ces pierres sacrées qui étaient vénérées dans le monde sémitique. Ces bétyles étaient assimilés à des météorites considérées comme des manifestations divines par le fait qu’elles tombent du ciel.

Dans le paganisme arabe, c’est la force qu’inspire la nature et non sa forme qui importe. Les arbres dans le désert étaient aussi considérés comme des manifestations divines et devenaient donc des lieux d’adoration.

Les prières à l’égard des dieux/déesses pouvaient être sous forme de poèmes tel que ce fut le cas à travers les Mu’allaqat qui sont un ensemble de qasidas (textes littéraires préislamiques). Les Arabes, par la poésie — comme on a pu le voir précédemment— adoraient les dieux, faisaient l’éloge des protecteurs et des morts, de la nature.

Les Kahin (devins), les ‘Arraf ( sorciers), les guérisseurs et les prêtres sont à la tête du clergé. De la même manière que les chamans, ils utilisent des rites « magiques » notamment à base d’herbes afin de rentrer en contact avec le monde profane. Les devins se basaient sur l’astrologie, et le vol des oiseaux pour interpréter des évènements à venir par exemple.

Schéma lunaire arabe

Schéma lunaire arabe

Cependant, l’avènement de l’Islam marque la destruction de toutes les statues, représentations divines en Arabie et pratiques chamanes considérées comme de la sorcellerie. Ce fut la première chose faite lors de l’arrivée des troupes musulmanes à la Mecque après avoir quitté Médine et avoir assiégé pacifiquement la Mecque. Le prophète Mohamed ainsi qu’ar-Rashidun (les califes bien-guidés) ordonnèrent la destruction de toutes ces statues dans toutes les cités arabes qui représentaient l’ère de l’ignorance, la période de la Jahiliyya durant laquelle le « shirk » (l’associationnisme) était pleinement pratiqué. Le dernier décret d’Omar Ibn al-Khattab (IIème calife) symbolisa la fin des pratiques occultes en Arabie : il ordonna l’exécution de tous les sorciers dans le califat.

L’islam et l’héritage des traditions païennes

S’intéresser à la Jahiliyya, c’est comprendre la genèse de la civilisation arabo-musulmane, ainsi que sa psychologie. Certaines pratiques préislamiques qui ne heurtaient par le caractère monothéiste de l’Islam c’est à dire l’unicité (At-Tawhid) de Dieu, ont pu être maintenues.

On peut effectivement constater que la Kaaba, une fois vidée de ses statuettes en 630 (an 8 de l’Hégire), est devenue le premier lieu saint de l’Islam. La Kaaba était déjà le sanctuaire principal de la religion des arabes, elle était le point de rencontre entre le monde sacré et le monde profane, et on rapporte qu’un pèlerinage était déjà fait à l’époque d’Amr Ibn Luhay. Le parcours du pèlerinage remonterait à une légende antique du culte d’Isaf et Naila, un couple provenant du Yémen qui aurait été changé en pierre, placé près de la Kaaba, puis près de la source Zamzam et pour terminer sur le mont as-Safa et le mont al-Marwa qui sont désormais des étapes du pèlerinage. Ainsi, la Umra et le Hajj étaient deux pratiques déjà faites chez les Arabes, l’un était propre aux Mecquois et l’autre aux bédouins.

Selon Ibn al-Kalbi, les Quraysh avaient coutume de faire le tour de la Kaaba en disant : « au nom d’al-Lat, d’al-Uzza, et de Manat (…), elles sont réellement les al-Gharaniq (femmes de condition supérieure) dont il faut demander l’intercession ».

D’autres pratiques culturelles perdurent tel que le culte des saints qui s’établit dans des endroits particuliers comme au pied d’arbre dans le désert. On y construit la demeure d’un saint, un pieux prédécesseur et on peut y pratiquer l’intercession islamique (at-Tawassoul), pratique populaire approuvée par les quatre écoles de jurisprudence sunnite. La célèbre pierre noire (al-Hajar al-Aswad), qui était autrefois un bétyle, était vénérée par les Arabes. Cette pierre n’a désormais qu’un titre symbolique et n’est nullement adorée comme ce fut le cas auparavant. Selon l’Islam, cette pierre daterait du début de l’humanité, afin d’indiquer à Adam et Eve l’endroit où ils devront construire un autel.

La pratique païenne de la janazah (funérailles) a également influencé son application au sein de la communauté musulmane : les femmes crient, pleurent, se lamentent, alors que cela est interdit en Islam. Au même titre que la janazah ou encore l’intérêt pour le monde des djinns, l’abattage massif d’animaux et la diffusion du sang de la bête en tant que rituel religieux était aussi pratiquer par les Arabes au temps du paganisme en l’honneur de la déesse al-Lat en particulier.

Le paganisme arabe est une religion lunaire, tout comme l’Islam. Le calendrier se base sur les différentes phases de la Lune. Le chiffre sept apparaît de nombreuses fois que ce soit dans l’Islam ou le paganisme arabe (sept fois le tour de la Kaaba, sept planètes, sept jours avant chaque nouvelle phase lunaire, récitation sept fois des versets pendant la roqya).

L’aqiqa, c’est à dire le sacrifice d’une bête à l’occasion de la naissance d’un enfant était une pratique païenne qui avait pour but d’apaiser Allah afin qu’il prenne la vie de l’agneau et non celle de l’enfant étant donné que la mortalité infantile était très élevée en Arabie.

Toutes ces similitudes démontrent que les pratiques culturelles arabes comportent une certaine logique de continuité, avec un héritage culturel qui s’est progressivement fondu dans l’Islam.

[1] Coran 3 :67

[2] IBN HICHAM, Al Sirah al-Nabawiyyah

[3] [3] Bukhârî, Sahîh 64.48.7

[4] Ibn al-Kalbî: « c’était une statue d’homme dont la taille était des plus grandes; on y avait sculpté deux vêtements, l’un enveloppant la statue, l’autre suspendue aux épaules. Il était ceint d’une épée et portait un arc sur l’épaule ; il tenait entre les mains une courte lance, surmontée d’un étendard, et un carquois contenant des flèches »

Bibliographie :

Afin d’approfondir vos connaissances sur les différents dieux/déesses de l’Arabie préislamique :

IBN AL-KALBI, Kitab Al-Asnam : le Livre des idoles, 816 (201 après l’Hégire)

CHABBI Jacqueline, Le Seigneur des tribus : l’Islam de Mahomet, 2010

FAHD Toufic, Le panthéon de l’Arabie centrale à la veille de l’hégire, 1968

http://www.persee.fr/doc/rhr_0035-1423_1989_num_206_2_1830

http://www.persee.fr/docAsPDF/rhr_0035-1423_1947_num_133_1_5565.pdf

http://www.persee.fr/doc/syria_0039-7946_1970_num_47_1_8523_t1_0187_0000_3

https://books.google.fr/books?id=lFvrOqpfsUUC&pg=PA64&lpg=PA64&dq=panth%C3%A9on+arabe&source=bl&ots=2V0Xoj9Hnl&sig=w8qH1kCDWrI5UzLepebGNfO1slI&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjNhM2WyrjRAhUH2RoKHWoTAb0Q6AEITTAL#v=onepage&q=panth%C3%A9on%20arabe&f=false

Source carte : http://tasheeltadrees.blogspot.fr/2012/11/religions-in-pre-islamic-arabia.html

Sources purement islamiques :

http://web.archive.org/web/20040625103910/http://www.hraic.org/hadith/ibn_ishaq.html#The%20earliest%20biography%20of%20Muhammad,%20by%20ibn%20Ishaq

http://www.maison-islam.com/articles/?p=479

http://www.maison-islam.com/articles/?p=756

http://raseef22.com/culture/2016/12/28

 

5 pensées sur “L’Arabie préislamique : religions et culture arabe durant la Jahiliyya

  1. Bonsoir.

    Au sujet du passage : « D’autres pratiques culturelles perdurent tel que le culte des saints qui s’établit dans des endroits particuliers comme au pied d’arbre dans le désert. On y construit la demeure d’un saint, un pieux prédécesseur et on peut y pratiquer l’intercession islamique (at-Tawassoul), pratique populaire approuvée par les quatre écoles de jurisprudence sunnite. »

    En dehors d’ordres soufis marginaux, aucune tendance contemporaine (ascharisme, salafisme, tablighisme, etc.) ne pratique le tawassoul sous cette forme. Soyez rigoureux et honnêtes.

    Merci pour votre article.

    • Du moment où des soufis le font, ça perdure. En quoi c’est un manque de rigueur ici ? Ils n’ont pas dit que c’était pratiqué par tout le monde …

      • Je vous invite cher Jaafar à me mentionner une seule référence sunnite dans la jurisprudence qui indique la permission de « au pied d’arbre dans le désert. On y construit la demeure d’un saint, un pieux prédécesseur et on peut y pratiquer l’intercession islamique (at-Tawassoul). »

        Ensuite, je vous promet de répondre à votre question concernant le manque de rigueur.

        Bien à vous.

  2. Cher Nordine,
    Ce n’est pas écrit que c’est permis mais que c’est une pratique culturelle qui existe et qui était relativement fréquente chez les arabes ( bédouins).

    Cordialement.

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